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Itsas-Bellara : la réalité du nettoyage des eaux sur la côte basque

Selon Le Figaro Nautisme, l'Itsas-Bellara, navire basé à Saint-Jean-de-Luz, vient de clôturer sa campagne estivale de ramassage des déchets flottants le long des trente kilomètres de littoral basque.

Itsas-Bellara : la réalité du nettoyage des eaux sur la côte basque

Pour qui arpente les sentiers côtiers au-dessus de cette même côte — du sentier des Douaniers à celui de la Rhune tombant sur la mer — la nouvelle a le goût d'un bilan de fin de saison. On ne parle pas ici d'opération médiatique, mais d'un travail quotidien, à petite échelle, qui mérite qu'on en vérifie les ressorts avant d'applaudir.

Du filet qu'on relève lourd: ce que j'ai voulu vérifier

J'avoue avoir accueilli l'information avec un haussement d'épaule. Combien de campagnes de nettoyage voit-on défiler chaque été, sans qu'on sache jamais ce qui sort réellement de l'eau, ni ce que deviennent les sacs remplis? Le communiqué du Figaro reste sobre: il évoque la préservation des eaux de baignade et de l'écosystème marin, sans livrer ni tonnage, ni volume traité, ni devenir des plastiques collectés. C'est peu, et c'est déjà beaucoup — à condition de ne pas confondre la pêche aux déchets flottants avec une sortie pédagogique.

Sur le terrain, je sais ce qu'est un cordage qui sent le gasoil au petit matin, un filet qu'on relève lourd d'algues et de plastique mêlés, des bennes qui débordent sous le quai. Ce qui m'intéresse chez l'Itsas-Bellara, c'est moins le symbole que la méthode: à quelle fréquence le navire sort-il vraiment? Quel tri sépare-t-on à bord entre macro-déchets et micro-déchets? Que fait-on des plastiques collectés — filière locale de retraitement, ou simple exportation déguisée? Tant que ces questions restent sans réponse publique, l'opération reste un geste, pas une pratique d'artisan du littoral.

Ce que cela change pour qui loue une villa sur la côte

Pour les lecteurs de Garatenborda qui choisissent une location de prestige à Bidart, Guéthary ou Saint-Jean-de-Luz, la qualité de l'eau n'est pas un détail de confort. Une plage parcourue par un bateau-pêcheur de déchets flottants n'est pas la même qu'une plage livrée au courant et aux apports de l'Adour ou de la Nivelle. Concrètement, je recommande de croiser deux critères matériels avant de signer un bail:

  • la proximité immédiate d'une zone de baignade classée et suivie par les services municipaux (panneau d'information, analyses saisonnières publiées);
  • l'absence de déversoirs visibles — pluviaux, exutoires de port, rejets de collecteurs — à moins de cent mètres de l'accès mer.

À surveiller dans les semaines qui viennent

La fin de campagne estivale ouvre une fenêtre utile. Les associations locales de la côte publient souvent leurs bilans en automne: volumes extraits, part de plastique recyclé, proportion de macro-déchets versus micro-déchets, jours de sortie réellement effectués. C'est là, et seulement là, qu'on pourra juger si l'Itsas-Bellara relève du folklore maritime ou d'un vrai outil de gestion du littoral basque. Je guette, et je vous dirai ce que je trouve.